"Un sourire coûte moins cher que l’électricité mais donne autant de lumière."

Publié le par Barre à Gauche

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Même si l'abbé Pierre, auteur de cet citation a entièrement raison et que les Portelois ne sont pas avares de leur sourire, il reste néanmoins nécessaire d'éclairer nos rues la nuit afin d'assurer la sécurité de nos concitoyens.

Reste à optimiser cet éclairage public, tant au niveau écologique qu'économique. A mieux le répartir dans les quartiers (au bas des immeubles, etc..) également pour éviter les zones d'ombres favorisant les mauvaises actions (et là, je ne parle pas que de budget municipal ! ;p).

En réponse au Pacte écologique proposé aux candidats par Nicolas Hulot.

ACTUELLEMENT EN FRANCE

Avec une consommation d’énergie équivalente à six tranches nucléaires, l’éclairage public représente en moyenne 45% des dépenses d’électricité des collectivités. Les marges d’économie sont considérables.

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Signe de modernité et gage de sécurité, l'éclairage public est parfois source de gaspillage d’énergie et synonyme de disparition du ciel étoilé ainsi que de perturbation de la vie nocturne. Il dérègle aussi l’horloge interne de certains êtres vivants.

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LEVIERS DE L'ACTION MUNICIPALE

Les communes éclairent la voie publique. Le maire choisit les équipements publics de la commune. Il peut introduire une clause environnementale dans les appels d’offres. Il peut faire intégrer dans les documents d’urbanisme la nécessité de lutter contre la pollution lumineuse.

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C'EST POSSIBLE ! (Quelques exemple cités sur le site de Nicolas Hulot)

  • Une petite commune du Parc régional du Luberon a fait installer 21 lanternes de style LED (diodes électro-luminescentes) : elles consomment 10 fois moins et, parce qu’elles sont orientées vers le sol, elles ne contribuent pas à la pollution lumineuse.
  • En 2004, une commune du Tarn de plus de 80 000 habitants a inauguré un nouvel éclairage urbain qui permet une économie de presque 50% de l'énergie consommée pour produire la même intensité lumineuse qui, de plus, est mieux adaptée à l'oeil humain. C'est l'aboutissement du projet européen NumeLite, coordonné par le CNRS et qui a impliqué 11 partenaires de 6 pays européens.
  • Avec le même souci, une grande ville du Nord a signé un nouveau marché d’éclairage public lui garantissant une réduction de 42% de sa consommation énergétique. D’ici 2010, 25% d’approvisionnement en électricité sera de source renouvelable.
  • Depuis dix ans, une petite commune de Seine-et-Marne éteint son éclairage public de 0h30 à 5h30 réduisant ainsi sa consommation de 50% et ceci, sans incidence en termes de sécurité. Grâce à cette mesure, la nuit des étoiles se tient chaque année à cet endroit.
 

IMPACTS POSITIFS

  • Réduction des consommations et de la facture énergétique de la commune.
  • Jusqu’à 80% d’économies d’énergie avec les LED.
  • Respect de l’alternance jour-nuit.
  • Rétablissement de conditions favorables aux espèces nocturnes.
  • Possibilité de pratiquer l'astronomie.
 

QUESTIONS A PIERRE COPPIN DE LA LISTE "BARRE A GAUCHE"

  • Quelle est la part des éclairages publics dans la facture énergétique de votre commune ?

    Pierre COPPIN : Je ne connais pas la part de l'éclairage public dans la facture globale. Le doscument budgétaire qui nous est présenté au Conseil Municipal ne ventile pas ces différentes sources, à mon grand regret.
    Nous sommes obligés de nous baser sur la consommation nationale moyenne : l'éclairage public est le deuxième grand poste du bilan énergétique d'une commune et constitue le premier poste de consommation d'électricité. Ce poste représentait en 2000, 45% de la consommation d'électricité des communes et 37% de la dépense d'électricité. De 1984 à 1999, l'éclairage public en France a doublé sa consommation.

  • Quelles mesures entendez-vous prendre pour limiter la consommation énergétique issue de ces installations ?
    PIERRE COPPIN :

    numelite3-copie-1.gifDans le cadre du programme de recherche européen Numélite, Albi est ville pilote, depuis 2001, pour un nouveau système d’éclairage public à partir de technologie plasma.

    L’innovation réside dans l’utilisation de lampes à décharge qui offrent une très bonne qualité de lumière blanche et dont, grâce à la technologie plasma, on peut régler l’intensité lumineuse en fonction de la luminosité naturelle, (entre la nuit et le petit matin par exemple) et contrôler l’éclairage candélabre par candélabre. Ce qui permettra d’oeuvrer pour le développement durable puisqu’on attend une baisse de 30% de la consommation annuelle.

     

 



AUTRE IDEE A CREUSER :
Quel bon vent vous éclaire, mes gens? On ne manque pas de vent, au Portel, n'est-ce pas?... L'utiliser pour de gigantesques -et très fragiles- éoliennes c'est une chose, mais pourquoi ne pas démultiplier cet effet avec de micro-éoliennes sur chaque lampadaire?
Information non-contractuelle... évidemment!
Windela : quand le vent se fait lumière
 Et l'éclairage public écologique fut. A l'occasion du Salon windela.jpgdes Maires et des Collectivités locales, la société Expansion et Développement présentera aujourd'hui son innovation phare : Windela, un lampadaire fonctionnant exclusivement à partir d'énergies renouvelables. Par la même occasion, cette PME de 7 salariés se verra récompenser de la mention Encouragement du prix de l'innovation, pour ce même dispositif.

Le cœur du système ? Un aérogénérateur. Capable de démarrer à faible vent (2,5 m/s), il alimente 42 ampoules LED -plus économes et plus résistantes que les traditionnelles- pour une illumination à 3 500 lumens.
Pour venir en renfort du vent, le soleil. Outre ses pales et ses batteries, Windela intègre des cellules photovoltaïques. De quoi lui assurer 5 jours d'autonomie environ.

Voilà qui donne à réfléchir...non?
 
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Publié dans Idées vertes

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